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Négociations sur la Santé au Travail

Intérim: la CGT dénonce le blocage de négociations sur la santé au travail

Le 18 mars 2015

La CGT de l’intérim a investi symboliquement mercredi une agence de travail temporaire à Paris pour dénoncer le blocage de négociations sur la santé et la sécurité au travail par le patronat du secteur, Prism’Emploi, face aux « milliers d’accidents au travail ».

Une quinzaine de salariés intérimaires et permanents, selon le syndicat, ont occupé brièvement une agence Proman, adhérent à Prism’Emploi, « choisie au hasard », a indiqué à l’AFP André Fadda, de l’USI-CGT. L’agence a confirmé qu’une dizaine de personnes avaient investi les locaux.

« On sait que les accidents continuent d’être le lot quotidien des intérimaires, surtout dans le BTP, mais il y a aussi une forte recrudescence dans le secteur de la logistique », sans compter les maladies professionnelles, a expliqué M. Fadda.

Dans un communiqué, la CGT, première organisation du secteur, fait état d’un « bilan alarmant 34.848 accidents du travail comptabilisés pour 764.848 salariés ».Photo salariés CGT Manpower occupant une agence Proman à Paris

Des négociations sur la santé et la sécurité au travail, afin de « développer des moyens pour la prévention » selon M. Fadda, ont été engagées en février 2014 « après une campagne d’actions ».

Mais aucun calendrier n’a été fixé et, après avoir abordé la situation des salariés permanents des agences d’intérim, les négociations sont bloquées pour les intérimaires car Prism’Emploi « se défausse sur les entreprises utilisatrices », a poursuivi le responsable syndical.

« C’est un avertissement qu’on lance à Prism’Emploi face au simulacre de négociations », a affirmé M. Fadda.

Sollicité, le patronat n’a pas réagi dans l’immédiat.

 

 

Par l’AFP